[./page_1.htm]
[./theatre2.htm]
[./photos.htm]
[./bio.htm]
[./contact.htm]
[./cinephilie.htm]
[http://yannfrat.com/blog/]
[./fratosphere.htm]
[./playlist.htm]
[./index.htm]
[Web Creator] [LMSOFT]
Un peu de calme. Je me lève et je colle mon front à la fenêtre, tout ceci est parfaitement absurde… Dehors, un pâle soleil illumine le petit carré de pelouse devant le cabinet et je me dis que ça serait pourtant une journée parfaite pour aller marcher sur la plage de Contis… Poser mes vêtements dans le sable qui commence à peine à chauffer et pénétrer dans l’eau…Se laisser porter, un peu engourdi, par l’haleine froide et salée de l’océan puis ne plus rien entendre, ne plus rien sentir, ne plus laisser devant soi que l’absolu du ciel bleu et être seul dans le silence…Être seul dans le silence… Le silence…

(Extrait du texte : "Le chant des grimaces")
Le soleil, qui se lève, embrase de rose tout le ciel derrière la brume, ouvrant le ciel de perspectives vers l’infini… S’il n’y a qu’une seule chose à sauver en Dordogne c’est bien la lumière et le ciel… Les routes, encore dans la nuit, se remplissent doucement d’Anglais, l’air est à peine humide, le silence presque absolu et je respire presque normalement.
(Extrait du texte "Le chant des grimaces")
Dans une des salles sur le côté je regarde distraitement quelques décors de théâtre puis je me fige subitement devant un petit bronze sur un présentoir rouge : Un homme sur un cheval avance face au vent, son immense cape est presque emportée ; l’homme et le cheval plient sous le poids de l’effort et on sent parfaitement le vent qui les emporte, la pluie, la solitude et la nuit... Je reste alors là un long moment, fasciné par cette statue qui secoue en moi, subitement, le plus grand des fantômes… Mais la statue me regarde à son tour et je relève la tête.

Extrait du texte: "Le chant des grimaces"
Alors enfin, en prenant un taxi jaune pour rentrer à l’hôtel sur la 34°, un soir, j'ai regardé ces avenues d'une rectitude tellement parfaite qu'elles traversent la ville en découvrant l'eau et l’océan sur les cotés, puis j'ai regardé ensuite ces immeubles aussi larges que les avenues et qui finissent par cacher le jour quand on se ballade entre eux... Et je me suis dit que, finalement, c'est bien là, pour moi, l’âme de la ville : New York est vraiment une ville déroutante, une ville insaisissable... D'ailleurs c'est une ville qui n'est pas là la moitié du temps.